SNB LCL

Situation économique et financière de LCL en 2025

Le CSEC a été consulté, le 8 juillet 2026 sur la situation économique et financière de LCL pour l’année 2025 et en matière de durabilité. Nous vous livrons ci-après la synthèse de nos réflexions.

Une premiumisation de la clientèle

LCL termine de nouveau l’année avec moins de clients qu’il ne l’a commencée. L’essentiel des comptes perdus se retrouve chez sur le marché des particuliers/privés mais cette dynamique s’observe également sur le portefeuille des Professionnels. Cette évolution s’explique à la fois par la progression de l’attrition et par le recul de la conquête.

Face à ce constat, la direction évoque deux explications : 

  • La concurrence des banques en ligne ;
  • La volonté de faire « moins en nombre mais plus en valeur ».

Cette nouvelle notion n’est pas clairement définie mais s’incarnerait notamment par une montée en gamme de la conquête client. A ce propos, les profils plus patrimoniaux, sont les seuls segments dont le nombre progresse effectivement en 2025. L’acquisition de Milleis semble s’inscrire dans cette stratégie.

Lire l’article : Milleis : une acquisition stratégique qui ouvre de nouvelles perspectives chez LCL – SNB LCL

Une volonté claire de préservation des marges

L’activité commerciale a également été perturbée par le déficit crédit collecte (DCC) dû à la volonté de LCL de préserver ses marges. Ainsi, la politique de taux à la clientèle, tant sur les crédits que sur la collecte, est restée globalement moins agressive que celle de nos concurrents pendant tout le second semestre 2025. Il s’en est suivi une meilleure marge commerciale mais aussi un effritement de nos parts de marché du fait des volumes plus faibles qu’espérés.

Les élus relèvent également que, sur les pros, le cout du risque s’est dégradé et a affecté l’activité commerciale dans la mesure où les règles d’octroi ont été resserrées sur les segments hors INTERFIMO. Sur ce point, vos élus rappellent que les délégations de crédits nécessitent la mise en place préalable de sérieuses formations sur l’analyse financière (en présentiel, en classe virtuelle, en cours de banque…) à l’attention des conseillers pros.

En termes de résultats, la marge LCL est restée stable alors que celle de nos principaux concurrents a connu un rebond plus marqué. C’est la contrepartie de la politique prudente de LCL en matière d’intermédiation qui, cependant, avait eu précédemment pour effet de préserver la marge les années passées. 

En termes de commissions, ces dernières sont en progression mais pas à l’attendu, la direction pointe une activité commerciale insuffisante, notamment sur l’assurance.

Pour la première fois depuis des années, les charges de LCL ont progressé plus vite que l’inflation. Les élus CSEC relèvent notamment des charges significatives à propos des investissements dans l’IA  ; cette hausse de charges reste cependant en deçà du budget qui était prévu. En effet, la nouvelle Direction, sous l’impulsion de Serge MAGDELEINE, avait annoncé un plan d’investissement majeur mais, pour le moment, seule une fraction a été mise en œuvre sur les projets Energies 2030 (offres « L by LCL » notamment) ; les autres projets sont toujours à l’étude, si bien que, sur le budget 2026, la direction pourrait envisager une projection de charges sensiblement moindres que celles présentées au CSEC dans les orientations stratégiques, il y a un an. 

Entre temps, le Groupe a annoncé son PMT et un objectif de coefficient d’exploitation à 60% pour LCL. Cet objectif s’entend « hors projets Energies 2030 » donc, ceux-ci devraient être préservés. Cependant, dans ce contexte, vos élus s’interrogent pour savoir où se feront les économies.