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GEPP chez LCL : préparer les métiers de demain sans laisser les salariés au bord du chemin

La négociation sur la Gestion des emplois et des parcours professionnels et de la mixité des métiers (GEPPMM, ex GEPP) se poursuit chez LCL. Derrière cet acronyme se joue un sujet très concret : comment anticiper l’évolution des métiers, développer les compétences et accompagner les salariés lorsque leur emploi ou leur lieu de travail évolue ?

La Direction propose notamment de renforcer le marché de l’emploi interne : publication des postes, réponse à toutes les candidatures, accès à une plateforme de formation, découverte de métiers et communication plus ciblée des opportunités en fonction des compétences. L’objectif affiché est de rendre chaque salarié davantage acteur de son parcours professionnel. 

Mobilité : mieux accompagner les changements

La négociation porte également sur les conséquences très concrètes des mobilités. Pour une mobilité fonctionnelle, LCL envisage des parcours de formation, l’accompagnement du manager, des coachs métiers ou du Responsable de développement individuel (RDI), ainsi que le développement du parrainage par un pair. 

Pour les mobilités géographiques, différentes aides sont proposées : prise en charge du déménagement jusqu’à 5 000 €, accompagnement dans la recherche d’un logement, aides liées à l’allongement du trajet, au permis de conduire ou à la garde d’enfants. Dans certaines situations nécessitant un déménagement, des primes pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros sont prévues. 

Le SNB/CFE-CGC veut aller plus loin

Pour le SNB/CFE-CGC, la GEPP (Gestion prévisionnelle des Emplois et des Compétences) doit d’abord permettre aux salariés d’anticiper plutôt que de subir les transformations. Nous demandons une véritable visibilité sur les métiers de demain et les perspectives d’évolution, notamment dans les territoires offrant moins d’opportunités.

Le SNB/CFE-CGC souhaite également que les candidatures internes soient réellement prioritaires avant tout recrutement externe. Nous demandons aussi une meilleure reconnaissance des salariés qui accompagnent leurs collègues lors d’une prise de poste : le rôle de « pair » doit être valorisé dans l’entretien professionnel afin que les compétences de transmission, d’accompagnement et d’acculturation puissent servir leur propre évolution. 

Autre revendication majeure : les dispositifs de mobilité doivent être moins restrictifs et accessibles à tous les salariés réellement affectés par une évolution d’organisation, et pas seulement à ceux entrant dans des critères trop étroits. 

Enfin, pour les salariés expérimentés, la Direction prévoit notamment des entretiens renforcés à 45 ans et dans les deux années précédant 60 ans, ainsi qu’un abondement du CPF pouvant atteindre 1 000 €. Le SNB/CFE-CGC demande que ce plafond puisse être dépassé lorsque le projet professionnel le justifie. 

Le SNB/CFE-CGC entend donc poursuivre la négociation pour obtenir un accord réellement protecteur et tourné vers l’employabilité. Ses négociateurs regrettent à ce titre le départ inopiné des syndicats FO et CFDT, qui n’ont pas souhaité poursuivre les discussions. En effet, le SNB/CFE-CGC n’étant pas majoritaire chez LCL (45,8% des suffrages obtenus aux dernières élections professionnelles) un accord ne pourra être trouvé qu’avec au moins deux signataires.