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Violences urbaines : le SNB/CFE-CGC est solidaire des collègues et des commerçants touchés

Les manifestations du 17 octobre ont été accompagnées, dans plusieurs villes de France, de violences et de dégradations qui ont notamment touché des commerces et des agences bancaires.

Plusieurs agences LCL ont ainsi été saccagées, confrontant nos collègues à une situation aussi brutale qu’inacceptable. Pour le SNB/CFE-CGC, le message est clair : manifester ne signifie pas casser.

Le droit de manifester est une liberté fondamentale. Il permet à chacun d’exprimer collectivement ses revendications, ses inquiétudes ou son opposition. Mais aucune revendication, quelle qu’elle soit, ne peut justifier de dégrader des lieux de travail, de mettre en danger des salariés ou de s’en prendre aux commerces qui font vivre nos quartiers et nos centres-villes.

Derrière une agence, il y a des salariés

Une agence bancaire n’est pas seulement une vitrine, du mobilier ou un distributeur. C’est d’abord un lieu de travail.

Lorsqu’une agence est vandalisée, ce sont des femmes et des hommes qui découvrent leur environnement professionnel détruit, parfois après avoir vécu directement les violences ou la tension des événements. Au-delà des dégâts matériels, ces situations peuvent provoquer inquiétude, colère et sentiment d’insécurité.

Le SNB/CFE-CGC tient donc à exprimer sa pleine solidarité avec l’ensemble des collègues LCL concernés.

Nous demandons à la Direction de veiller à ce qu’aucun salarié ne soit contraint de reprendre son activité dans une agence tant que les conditions de sécurité ne sont pas totalement réunies. Les collègues qui en ressentent le besoin doivent également pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement psychologique et managérial adapté.

Nos clients commerçants également touchés

Notre solidarité va aussi à nos clients, et particulièrement aux commerçants dont les boutiques, restaurants ou entreprises ont été dégradés ou pillés.

Nos collègues les connaissent. Ils accompagnent leurs projets, leurs investissements et parfois leurs difficultés. Pour un commerçant indépendant, quelques minutes de violence peuvent anéantir des années d’efforts et fragiliser durablement une activité.

Dans ces circonstances, nous ne doutons pas que les Conseillers et les managers de notre grande maison seront au rendez-vous pour rechercher les solutions les mieux adaptées à l’accompagnement de leurs clients professionnels.

En conclusion

Le SNB/CFE-CGC défend le droit de manifester mais refuse que la violence soit banalisée. 

Par ailleurs, nous resterons particulièrement vigilants sur la protection et l’accompagnement de nos collègues confrontés à ces événements. Leur sécurité doit toujours passer avant toute considération commerciale.