La hausse des prix à la pompe, loin de se résorber, s’est encore aggravée ces dernières semaines. Une situation qui renforce les demandes formulées par le SNB/CFE-CGC chez LCL en faveur des salariés contraints d’utiliser leur véhicule pour venir travailler.
La facture devient particulièrement lourde. Mi-septembre, le gazole dépasse désormais 2,40€ le litre en moyenne et le SP95-E10 évolue au-dessus de 2,17€, dépassant les niveaux atteints lors du précédent pic de 2022.En cause notamment : les tensions persistantes au Moyen-Orient et les perturbations affectant les grandes routes d’approvisionnement pétrolier. Le Brent a franchi en septembre la barre des 100 dollars le baril et les incertitudes géopolitiques continuent de faire peser un risque sur les prix.
Le gouvernement prépare de nouvelles aides
Face à cette situation, le gouvernement a convoqué ce 21 septembre deux réunions consacrées à l’approvisionnement et aux prix des carburants. Un nouveau dispositif d’aide destiné notamment aux Français qui travaillent et subissent fortement la hausse des prix est désormais à l’étude.Une première aide de 100 euros existe déjà pour certains « grands rouleurs » modestes utilisant leur véhicule personnel à des fins professionnelles. Les personnes éligibles peuvent encore déposer leur demande jusqu’au 30 septembre 2026.Mais ces dispositifs publics ne règlent pas la situation de nombreux salariés dont la présence sur site impose des déplacements quotidiens parfois importants.
Chez LCL, des leviers existent
Pour le SNB/CFE-CGC, l’entreprise doit elle aussi prendre sa part de l’effort. La réglementation permet à un employeur de prendre en charge tout ou partie des dépenses de carburant engagées par les salariés pour leurs trajets domicile-travail, notamment au travers d’une prime carburant.
Le SNB/CFE-CGC demande à LCL :
- la mise en place d’une prime carburant exceptionnelle ciblant prioritairement les salariés les plus dépendants de leur véhicule ;
- l’utilisation temporaire et pragmatique du télétravail, lorsque l’activité le permet, afin de réduire le nombre de déplacements ;
- une attention particulière aux salariés des territoires ruraux et périurbains, où les alternatives à la voiture restent limitées.
Alors que les prix atteignent de nouveaux sommets, des mesures exceptionnelles doivent accompagner la situation de nos collègues qui, elle aussi, est exceptionnelle.
Carburants : le SNB réclame prime et télétravail renforcé chez LCL
Article publié le 8 avril 2026
Ce matin, nous avons appris qu’un cessez le feu entre les Iraniens et les Américains se met en place à compter d’aujourd’hui et pour une quinzaine de jours. Selon l’Union française des industries pétrolières (UFIP), les prix des carburants pourraient baisser de 5 à 10 centimes par litre assez rapidement.
Cela dit le contexte actuel reste incertain et toujours marqué par un niveau élevé du prix des carburants. Nos collègues subissent ainsi une augmentation directe de leurs dépenses contraintes, en particulier pour les trajets domicile-travail. Cette situation impacte fortement leur pouvoir d’achat, sans qu’ils aient la possibilité d’en maîtriser les causes.
Face à cette réalité, il apparaît légitime de réfléchir à la mise en place de mesures d’accompagnement adaptées.
D’une part, l’instauration d’une prime exceptionnelle visant à compenser partiellement la hausse des frais de transport permettrait de soutenir concrètement les salariés. Cette mesure s’inscrit dans une logique de solidarité de l’entreprise vis-à-vis de ses salariés compte tenu des contraintes subies.
D’autre part, le recours accru au télétravail constitue une réponse à la fois économique, sociale et environnementale. En réduisant le nombre de déplacements contraints, il permet aux salariés de limiter leurs dépenses de carburant, tout en améliorant leur qualité de vie et en réduisant leur empreinte carbone. Lorsque les activités le permettent, le télétravail doit ainsi être facilité et encouragé, dans un cadre sécurisé et équitable.
Ces deux leviers — compensation financière et développement du télétravail — participent d’une politique sociale responsable, attentive aux conditions de vie des salariés et aux évolutions du contexte économique.
Leur mise en œuvre contribuerait à préserver l’engagement des équipes, tout en renforçant le dialogue social et la cohésion au sein de l’entreprise.