SNB LCL

Colère dans la rue, attentes chez LCL : le Crédit Agricole doit entendre le message !

La colère sociale exprimée dans la rue le 5 novembre doit interpeller les dirigeants du groupe Crédit Agricole. Derrière les revendications sur le pouvoir d’achat se dessine une réalité que les entreprises ne peuvent plus ignorer : les salariés attendent désormais des actes concrets en matière de reconnaissance salariale.

Chez LCL, cette exigence prend une dimension particulière. Alors que le groupe Crédit Agricole affiche des résultats financiers solides, les collaborateurs de sa banque de proximité attendent un juste retour de leur engagement quotidien.

Des résultats qui doivent aussi profiter aux salariés

Les salariés de LCL contribuent directement à la performance du Groupe. Techniciens, cadres, équipes des états-majors, du sièges, des OSC et des réseaux, dans l’hexagone et dans les îles (Antilles et Corse) : tous participent à la satisfaction des clients, au développement commercial et à la transformation de l’entreprise.

Pourtant, les mesures salariales collectives restent insuffisantes face aux attentes en matière de pouvoir d’achat.

Lire notre article : Salaires 2027 : les résultats sont là, la reconnaissance doit suivre – SNB LCL

Pour le SNB/CFE-CGC, la reconnaissance ne peut pas reposer uniquement sur les augmentations individuelles ou les rémunérations variables. Une augmentation générale constitue un signal collectif indispensable : elle reconnaît l’engagement de tous et protège durablement les salaires.

Crédit Agricole SA doit donner des marges de manœuvre à LCL

La responsabilité ne repose pas uniquement sur la Direction de LCL. Elle concerne également Crédit Agricole SA, son actionnaire, dont les orientations financières influencent directement les marges de négociation salariale.

Le SNB/CFE-CGC demande donc à la Direction générale de Crédit Agricole SA de desserrer les contraintes budgétaires afin de permettre à LCL de négocier une véritable augmentation générale, avec une attention particulière portée aux techniciens, dont les rémunérations nécessitent un effort de revalorisation.

La performance économique doit financer l’investissement et le développement, mais aussi la reconnaissance de celles et ceux qui la rendent possible.

Mardi 10 novembre : un rendez-vous décisif au niveau du Groupe

La délégation CFE-CGC du groupe Crédit Agricole sera reçue mardi 10 novembre 2026 par Anne-Catherine Ropers, Directrice des Ressources Humaines Groupe de Crédit Agricole SA et membre de son Comité exécutif.

Cette rencontre intervient dans un contexte social particulièrement sensible. La mobilisation du 5 novembre a rassemblé entre 575 000 et 1,6 million de manifestants selon les sources, plaçant les salaires au cœur des revendications. 

Ce rendez-vous doit être l’occasion de porter un message clair : le Groupe doit donner à ses filiales les moyens de répondre aux attentes salariales de leurs collaborateurs.

La reconnaissance salariale est aussi un choix stratégique

Pour le SNB/CFE-CGC, accorder une augmentation générale chez LCL ne serait ni une concession excessive ni une dépense superflue. Ce serait un investissement dans la motivation, la fidélisation et la confiance des équipes.

Crédit Agricole SA a aujourd’hui l’occasion de démontrer que ses valeurs mutualistes se traduisent aussi dans sa politique salariale.

Le SNB/CFE-CGC attend des décisions, pas seulement des déclarations d’intention. La colère exprimée dans la rue doit être entendue jusque dans les instances dirigeantes du Groupe.

La réussite du Crédit Agricole est collective. Sa reconnaissance doit l’être également.


VOUS SOUHAITEZ VOUS PROTEGER DANS LE CADRE DE VOTRE ACTIVITE PROFESSIONNELLE :

Retrouvez les protections individuelles de nos adhérents ici : Se protéger en devenant adhérent SNB/CFE-CGC – SNB LCL