Le dernier baromètre Posternak-Ifop envoie un signal à l’ensemble du secteur bancaire : l’image des banques se dégrade auprès des Français. LCL n’échappe pas au mouvement. Pour le SNB/CFE-CGC, cette évolution doit être suivie avec attention, notamment pour éviter que ses conséquences ne retombent sur les salariés.
LCL baisse, mais tout le secteur est concerné
Au troisième trimestre 2026, l’indice moyen d’image du secteur bancaire recule de 5 points. LCL perd 4 points et affiche un indice de 20, le positionnant au 9e rang du panel étudié.
Mais cette baisse est loin d’être isolée : SG recule de 9 points, Crédit Agricole de 6, BNP Paribas de 5, tandis que Caisse d’Épargne et Crédit Mutuel perdent également 4 points.
Il faut donc éviter les conclusions trop rapides. L’étude mesure l’image des établissements auprès de l’ensemble des Français et non la seule satisfaction des clients. De plus, le recul touche également l’ensemble des grandes entreprises étudiées. Le contexte économique et social contribue probablement à cette défiance.
Pour autant, LCL doit prendre ce signal au sérieux.
Attention à ne pas reporter la pression sur les équipes
Une image moins favorable peut compliquer la conquête de nouveaux clients, fragiliser leur fidélité et rendre certaines démarches commerciales plus difficiles.
Et c’est précisément ici que le SNB/CFE-CGC sera particulièrement vigilant.
Car lorsqu’une entreprise rencontre davantage de difficultés à atteindre ses ambitions commerciales, la tentation peut être forte de répondre par davantage d’objectifs, de sollicitations, de reporting ou de pression sur les résultats.
Pour le SNB/CFE-CGC, ce serait une mauvaise réponse.
Les salariés ne peuvent pas devenir la variable d’ajustement d’une évolution de l’image de marque qu’ils ne maîtrisent pas. Ce sont au contraire eux qui, chaque jour, répondent aux difficultés des clients et incarnent LCL sur le terrain.
Transformer LCL sans dégrader les conditions de travail
Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que LCL connaît de profondes transformations : développement de L by LCL, digitalisation des parcours, évolution du marché PRO et adaptation du réseau physique.
Le SNB/CFE-CGC accompagnera les transformations nécessaires à l’avenir de LCL, mais pas au détriment des conditions de travail.
Nos demandes sont concrètes
Face à cette situation, le SNB/CFE-CGC demande à la Direction :
- aucune augmentation mécanique des objectifs commerciaux destinée à compenser une moindre dynamique de conquête ou de fidélisation ;
- un suivi régulier de la charge de travail et de la taille des portefeuilles, avec renforcement des équipes lorsqu’un déséquilibre est constaté ;
- des effectifs adaptés aux flux réels de clientèle, particulièrement dans les agences accueillant des clients transférés à la suite d’un regroupement ;
- un suivi des incivilités et agressions liées au mécontentement des clients, accompagné de mesures immédiates de protection des salariés concernés ;
- des outils informatiques fiables et des formations réalisées sur le temps de travail pour accompagner chaque transformation ;
- enfin, la communication aux représentants du personnel des indicateurs d’image, de satisfaction et de recommandation clients, afin d’en mesurer l’évolution et les éventuelles conséquences sur les conditions de travail.
Le message du SNB/CFE-CGC est clair : les salariés n’ont pas à compenser par davantage de pression commerciale les difficultés d’image de leur entreprise.
Protéger durablement l’image de LCL commence par donner à celles et ceux qui la font vivre les moyens de bien faire leur métier.
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