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Intempéries : quels droits et devoirs pour les salariés de LCL ? Quelles responsabilités pour l’employeur ?

Neige abondante, verglas, tempêtes, canicules ou inondations : les épisodes météorologiques extrêmes se multiplient et perturbent de plus en plus souvent les déplacements et l’activité professionnelle. Chez LCL, que l’on travaille en agence, en état-major ou au siège, ces situations soulèvent des questions concrètes sur les droits et devoirs des salariés, mais aussi sur les marges de manœuvre – et les obligations – de l’employeur.

Le principe : se rendre au travail, sauf impossibilité réelle

En droit du travail, l’intempérie n’est pas en soi un motif automatique d’absence. Le salarié reste tenu de se présenter à son poste. Toutefois, lorsqu’un événement climatique rend le déplacement objectivement impossible ou dangereux (routes fermées, transports interrompus, consignes préfectorales, vigilance météo élevée), l’absence peut être justifiée. Le salarié doit alors informer son manager dans les meilleurs délais et être en mesure de démontrer la réalité de la situation (alertes officielles, suspension des transports, etc.).

Attention : une difficulté prévisible (retard annoncé, neige saisonnière en zone Montagne) impose au salarié d’anticiper dans la mesure du possible.

Cas particulier de la neige : zones avec ou sans obligation d’équipement

Depuis la loi Montagne, certaines communes de zones montagneuses imposent, du 1er novembre au 31 mars, des équipements spécifiques (pneus hiver ou chaînes). Dans ces zones, un salarié non équipé pourrait voir sa responsabilité engagée : l’absence liée à la neige pourra être plus difficile à justifier si l’obligation n’a pas été respectée.

À l’inverse, dans les zones non concernées par cette obligation, un épisode neigeux exceptionnel peut constituer un cas de force majeure, surtout si les infrastructures sont inadaptées et les transports interrompus. La situation doit alors être appréciée avec pragmatisme.

Rémunération et solutions possibles

En principe, une absence pour intempéries peut entraîner une retenue sur salaire. Toutefois, l’employeur dispose de leviers : télétravail exceptionnel, prise de RTT ou de congés, récupération d’heures, voire tolérance exceptionnelle sans impact sur la paie. Ces choix relèvent de la politique sociale de l’entreprise.

Les responsabilités de LCL face aux événements climatiques

LCL a une obligation générale de protection de la santé et de la sécurité de ses salariés. Imposer un déplacement risqué ou maintenir coûte que coûte l’ouverture d’une agence dans des conditions dangereuses expose l’employeur à des responsabilités juridiques et humaines.

Face à des événements météo exceptionnels, l’entreprise peut :

  • activer le télétravail de manière élargie,
  • adapter les horaires,
  • fermer temporairement des sites,
  • privilégier la continuité de service à distance.

Nos revendications à l’attention de la Direction de LCL

Dans un contexte de dérèglement climatique durable, nous demandons :

  1. Une charte claire et nationale sur la gestion des absences liées aux intempéries, applicable à tous les métiers.
  2. Le déclenchement automatique du télétravail dès les alertes météo de niveau élevé.
  3. L’absence de sanction financière pour les salariés empêchés de se déplacer pour des raisons objectivement établies.
  4. Une appréciation équitable des situations locales, notamment entre zones montagneuses et non montagneuses.
  5. Un dialogue social renforcé sur l’adaptation de l’organisation du travail aux aléas climatiques.

Protéger les salariés, garantir la continuité du service et faire preuve de responsabilité sociale ne sont pas incompatibles : ils sont, au contraire, les piliers d’une banque moderne et engagée.