Pendant plusieurs mois, le ralentissement de l’inflation a servi d’argument pour écarter les augmentations générales. Cet argument ne tient plus. Les prix repartent et les dépenses contraintes pèsent de nouveau davantage sur les budgets. Pour le SNB/CFE-CGC, la conséquence est simple : la protection du pouvoir d’achat doit redevenir une priorité des négociations salariales chez LCL.
Techniciens : chaque euro compte
La grille des salaires 2026 publiée par le SNB/CFE-CGC montre pourquoi nous devons porter une attention particulière aux techniciens.
Voir la grille : Les grilles des salaires 2026 – SNB LCL
Lorsque le niveau de rémunération est moins élevé, l’alimentation, le logement, l’énergie, les transports ou les assurances représentent une part plus importante du salaire. Une hausse des prix frappe donc proportionnellement plus durement les rémunérations les plus modestes.
Et contrairement à une prime ponctuelle, une augmentation de salaire reste acquise. Elle améliore durablement le revenu, les droits sociaux et la rémunération des années suivantes.
C’est précisément pour cela que le SNB/CFE-CGC défend une augmentation générale : elle constitue un véritable bouclier salarial lorsque le pouvoir d’achat est menacé.
Ce qui devient possible ailleurs doit l’être chez LCL
Le débat salarial évolue déjà dans les grandes entreprises.
Chez BNP Paribas, une augmentation générale a été négociée pour 2027 : 1 500 euros annuels pour les salariés percevant jusqu’à 50 000 euros et 1 000 euros entre 50 000 et 100 000 euros, en complément d’une enveloppe consacrée aux augmentations individuelles.
Cette décision démontre une chose : l’augmentation générale n’est ni dépassée ni économiquement impossible. Elle redevient au contraire un outil de fidélisation et de protection des salariés.
Pourquoi ce qui devient nécessaire ailleurs ne le serait-il pas chez LCL ?
Les cadres ne doivent pas devenir les oubliés du pouvoir d’achat
Défendre prioritairement les techniciens ne signifie pas oublier les cadres.
Ces derniers subissent eux aussi l’inflation tandis que leurs responsabilités, les exigences réglementaires, les objectifs et les transformations de l’entreprise ne cessent de progresser. Trop souvent, leur rémunération repose essentiellement sur des mesures individuelles ou variables.
Les cadres doivent aussi bénéficier d’une augmentation générale.
Le SNB/CFE-CGC demande des actes
Notre ligne est claire : une augmentation générale significative, avec une attention renforcée pour les techniciens, complétée par une enveloppe ambitieuse d’augmentations individuelles permettant de reconnaître les compétences, l’expertise, les responsabilités et l’engagement.
Nous refusons que l’inflation fasse silencieusement baisser la rémunération réelle des salariés.
LCL demande à ses équipes de s’adapter, de se former, d’améliorer leurs performances et d’accompagner les transformations de la banque. Cet engagement doit être reconnu sur la feuille de paie.
Le SNB/CFE-CGC sera donc particulièrement exigeant lors des prochaines négociations et rappellera qu’augmentation générale et reconnaissance individuelle ne s’opposent pas mais se complètent.
Notre responsabilité syndicale est de protéger les salariés. Et protéger les salariés, c’est aussi protéger leur pouvoir d’achat.
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