60 à 90 regroupements supplémentaires, 180 à 270 salariés potentiellement concernés : la poursuite du projet Réseau LCL Nouvelle Génération entre dans une nouvelle phase. Face à son ampleur, le SNB/CFE-CGC demande une expertise indépendante et entend renégocier les mesures d’accompagnement prévues en 2021.
Le réseau continue sa transformation
La Direction justifie cette nouvelle étape par l’évolution rapide des comportements des clients. En 2025, 72 % des clients LCL utilisent l’application mobile, 22 % des ventes éligibles sont réalisées en ligne et 98 % des virements s’effectuent en totale autonomie.
Dans le même temps, banques en ligne et néobanques captent désormais 48 % des nouvelles entrées en relation bancaire.
LCL veut donc poursuivre la transformation engagée en 2021 en regroupant davantage les équipes dans des agences de taille plus importante et implantées sur des secteurs à potentiel. Après 247 regroupements déjà réalisés, entre 60 et 90 opérations supplémentaires sont envisagées.
Jusqu’à 270 salariés concernés : nous voulons mesurer les impacts réels
Pour le SNB/CFE-CGC, une transformation de cette ampleur ne peut se résumer à des objectifs d’organisation ou de performance.
Nous regrettons notamment de ne pas avoir disposé, en amont du CSEC, de la liste précise des agences susceptibles d’être regroupées. Comment analyser sérieusement les conséquences d’un projet sans connaître suffisamment tôt les implantations et les équipes concernées ? (*)
C’est pourquoi le SNB/CFE-CGC a demandé le recours à une expertise indépendante et proposé, dès le 9 septembre aux membres du bureau du CSEC, le cabinet APEX (**).
Cette expertise doit permettre d’évaluer les conséquences concrètes du projet : mobilités contraintes, allongement des trajets, équilibre vie professionnelle-vie personnelle, évolution des métiers, anticipation des compétences et pertinence des mesures d’accompagnement.
Les garanties de 2021 doivent être renégociées
La Direction réaffirme plusieurs engagements : aucun licenciement, repositionnement des salariés et recherche de solutions de proximité.
C’est indispensable, mais les mesures négociées en 2021 ne peuvent être considérées comme définitivement adaptées en 2026 et 2027. Inflation, logement, transports, contraintes familiales : les réalités ont changé.
Le SNB/CFE-CGC demande donc l’ouverture d’une négociation pour renforcer et actualiser les mesures d’accompagnement, notamment lorsque les regroupements entraînent une mobilité ou un allongement du trajet domicile-travail.
IRC : six mois, ce n’est pas suffisant
L’expérience des précédents regroupements doit également servir. Une agence regroupée a besoin de temps pour retrouver ses repères, stabiliser son organisation et reconstruire une dynamique collective et commerciale.
Le SNB/CFE-CGC demande donc que la neutralisation de l’IRC passe de 6 à 24 mois après chaque regroupement.
Le réseau doit évoluer, mais pas au détriment des salariés. Notre ligne est claire : expertiser pour comprendre, négocier pour améliorer et agir pour protéger les collègues concernés.
(*) Les Délégués Syndicaux Régionaux SNB/CFE-CGC approcheront les équipes concernées par un regroupement très prochainement.
(**) Nous souhaitons faire jouer la concurrence entre les cabinets d’expertise afin de diminuer leurs coûts et ne plus dépendre d’un seul expert. Les élus des autres organisations syndicales ont préféré recourir à IPSO FACTO, l’expert habituel du CSEC.