SNB LCL

Direction Coverage et Réseau Entreprises, une réorganisation qui a du sens mais qui pose question

Vos élus CSE Central ont été consultés, le 8 juillet 2026, sur le projet de réorganisation de la Direction Coverage et Réseau Entreprises. Afin d’être éclairés sur le projet, les membres du CSEC ont fait appel au cabinet Ipso Facto pour réaliser une expertise. 

Retrouvez les détails de cette réorganisation ici : Direction Entreprises : une nouvelle organisation pour accompagner la croissance des PME franciliennes – SNB LCL

Une réorganisation qui a du sens

D’un point de vue stratégique et économique, vos élus ont bien compris l’objectif de clarification de la segmentation clients. Nous estimons également que ce projet de réorganisation est positif non seulement parce que des postes supplémentaires sont créés mais aussi parce qu’il alloue des moyens qui seront investis pour intensifier la conquête et les relations sur le segment des petites entreprises de 3 à 20 M€ de chiffre d’affaires. En revanche, alors que le projet visait également à supprimer les effets de seuil, vos élus notent que la principale frontière entre les marchés Pro et Entreprises, à savoir la nécessité de changer de RIB et d’être géré sur un autre SI, ne sera pas supprimée.

Le projet conduit à transférer des clients (PME Services et Industrie de 3 à 7 M€ de CA) depuis le marché Pro vers le marché des Entreprises, ce qui aura des conséquences sur l’organisation du Réseau LCL. Par ailleurs, vos élus anticipent qu’une part non négligeable de l’activité des agences Pro cédantes sera impactée par ces transferts, notamment par la diminution du nombre de leurs clients et par conséquence du PNB associé. Les objectifs de ces agences devra tenir compte de cet évènement.

Concernant l’exposition des salariés de la Direction Coverage et Réseau Entreprises aux RPS, le rapport d’expertise indique que :

  • 54% des répondants déclarent une charge de travail égale ou supérieur à 8/10 ;
  • 45 % un niveau de stress égal ou supérieur à 8/10.

Les chargés d’affaires de la DGE et de PGE semblent être les plus touchés, notamment du fait d’une charge mentale élevée compte tenu des difficultés pour réaliser, aujourd’hui, un travail de qualité. Par ailleurs, les assistants commerciaux de la BDI déclarent que leurs conditions de travail se dégradent depuis 12 mois. Ces situations pourraient être la source de risque psychosociaux (RPS) si aucune mesure de prévention n’est prise.

Il n’en demeure pas moins que les salariés, que nous avons pu interroger, perçoivent la création de la DPME de manière favorable, dans la mesure où elle vise à renforcer la couverture du segment des petites entreprises.

Toutefois, des interrogations subsistent. 

Ainsi, s’agissant de la DPME, vos élus relèvent que l’absence de service clients dédié fait craindre un report de charge sur les équipes commerciales ainsi que des difficultés dans la continuité du service rendu aux clients. Ils soulignent également que la coexistence de deux systèmes d’information (un pour mes Pro et un pour les clients Entreprises) est de nature à complexifier l’activité, à accroître la charge de travail et, par conséquent, la charge mentale des salariés. Cela pourrait à rendre les postes de la DPME moins attractifs. Des salariés semblent d’ailleurs craindre que la DPME ne constitue une étape supplémentaire susceptible d’allonger les trajectoires de carrière. Enfin, vos élus se demandent si le remplacement des conseillers Pro expérimentés qui rejoindront la nouvelle structure se fera facilement et rapidement. 

Aussi, vos élus reprennent à leur compte les préconisations de l’expert et demandent notamment à la direction :

  • De rendre les postes à la DPME attractifs et de les valoriser dans les parcours professionnels ;
  • D’adapter les objectifs commerciaux aux nouvelles réalités des portefeuilles de chacune des entités concernées par le projet ;
  • Pour la DGE, de veiller à maintenir la proximité fonctionnelle entre assistant clientèle, chargé d’affaire adjoint, chargé d’affaire entreprise et analyste crédit. Cette organisation permet de mieux réguler la charge de travail et de préserver la relation avec les clients les plus exigeants.

Enfin, nous considérons que l’évaluation des risques et les mesures de prévention présentées par la Direction restent insuffisamment formalisées au regard de l’ampleur du projet et demandent qu’elles soient complétées par un plan de prévention structuré permettant d’en assurer le suivi et l’efficacité.