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Pouvoir d’achat : après les Caisses régionales, LCL doit aussi passer aux actes

Il y a quelques jours, le SNB/CFE-CGC l’affirmait : l’inflation est de retour, l’augmentation générale doit l’être aussi. Depuis, les faits sont venus renforcer notre revendication.

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Après BNP Paribas, les Caisses régionales du Crédit Agricole viennent de conclure un accord salarial particulièrement significatif. Et cet accord porte notamment la signature du SNECA/CFE-CGC, première organisation syndicale de la branche Crédit Agricole et homologue du SNB/CFE-CGC, syndicat majoritaire chez LCL.

2,2 %, 900 euros minimum et une application immédiate

L’accord prévoit une revalorisation de 2,2 % de la grille des rémunérations, assortie d’un plancher de 900 euros bruts annuels. Surtout, les négociateurs ont obtenu une application anticipée dès le 1er novembre 2026, permettant aux salariés d’en bénéficier sans attendre 2027.

Le dispositif favorise particulièrement les rémunérations les moins élevées : selon L’Agefi, environ 65 % des salariés bénéficieront du plancher de 900 euros, et donc d’une augmentation proportionnellement supérieure.

Mais l’accord va plus loin. Une enveloppe représentant au minimum 1,55 % de la masse salariale sera consacrée aux augmentations individuelles. Une clause de revoyure permettra également de rouvrir le sujet si l’inflation s’écarte sensiblement des prévisions.

Au total, l’effort annoncé représente plus de 3 % de la masse salariale.

Le résultat n’est d’ailleurs pas tombé du ciel : le président du SNECA/CFE-CGC évoque onze suspensions de séance avant d’aboutir au compromis.

Et maintenant, LCL ?

BNP Paribas a ouvert la voie. Les Caisses régionales du Crédit Agricole viennent à leur tour de reconnaître la nécessité d’une augmentation collective et pérenne. Pourquoi les salariés de LCL resteraient-ils à quai ?

Pour le SNB/CFE-CGC, le message adressé à la Direction est simple : le pouvoir d’achat ne peut pas reposer uniquement sur des primes ou des augmentations individuelles.

Une augmentation générale s’inscrit durablement dans le salaire. Elle reconnaît collectivement l’engagement des salariés et protège leur pouvoir d’achat dans le temps.

Le SNB/CFE-CGC revendique donc chez LCL une augmentation générale significative, avec une attention particulière portée aux techniciens, sans sacrifier les augmentations individuelles ni la reconnaissance des cadres.

Au Crédit Agricole, nos collègues du SNECA/CFE-CGC ont obtenu une avancée concrète. Chez LCL, le SNB/CFE-CGC portera la même détermination : protéger votre pouvoir d’achat et faire reconnaître votre travail.